17 obstacles prioritaires : ce sur quoi LIM-EX va travailler

Comment le partenariat a fait ses choix ?

Il y a quelques mois, nous avons partagé les résultats de la consultation publique de LIM-EX. 134 contributions, deux questionnaires et une question centrale : quels obstacles compliquent la vie et la coopération de part et d’autre de la frontière franco-belge ? Nous avions promis de revenir sur ces résultats. Nous tenons aujourd’hui cette promesse.

Le 29 juin 2026, le comité de pilotage de LIM-EX a approuvé une première liste de 17 obstacles à traiter en priorité. Mais comment ces obstacles ont-ils été sélectionnés ? Quels sont les points sensibles figurant sur la liste ? Et surtout : quelles mesures seront prises dans les mois à venir pour y remédier ?

De 134 contributions… à 17 obstacles


Toutes les contributions ne deviennent pas des obstacles. Chaque signalement a d’abord été examiné pour vérifier qu’il décrivait bien une difficulté systémique, d’origine juridique ou administrative. Les contributions qui décrivaient un même problème ont été regroupées. Au terme de ce travail de qualification, 68 obstacles ont été identifiés et sont passés à l’étape suivante.

Pour les départager, le partenariat s’est doté d’une matrice de priorisation. Elle note chaque obstacle à l’aide de douze indicateurs regroupés en trois dimensions :

  1. Le contexte : la nature de l’obstacle, le niveau de la règle en cause, la plus-value transfrontalière d’une solution, l’existence d’instances de concertation.
  2. L’impact : la fréquence d’apparition de l’obstacle, son étendue géographique, le nombre de personnes concernées.
  3. La résolution : le délai envisagé, la symétrie entre les deux versants de la frontière, le nombre d’autorités compétentes, l’éventuel état d’avancement de la résolution en cours.


Entre mai et juin 2026, trois groupes de travail restreints réunissant les opérateurs français, wallons et flamands du projet LIM-EX ont passé ces 68 obstacles au crible.

Deux classements en sont sortis : l’un fondé sur le score global, l’autre garantissant que chaque thématique soit représentée. Le comité de pilotage a combiné les deux approches pour arrêter la liste finale.


Ce que contient la liste…


Les 17 obstacles couvrent six domaines.  « Emploi et fiscalité » et « Transports » en comptent chacun quatre ; « Santé et médico-social » trois ;  « Éducation »,  « Environnement » et  « Marchés publics » deux. On retrouve, à peu de chose près, la hiérarchie exprimée lors de la consultation, où l’emploi, les transports et la santé arrivaient en tête.

Douze de ces obstacles sont juridiques : ils tiennent à une norme — un texte législatif, réglementaire ou une convention — qu’il faudrait modifier, compléter ou interpréter autrement. Les cinq autres sont administratifs : là où le bât blesse pour les frontaliers, c’est la mise en œuvre d’une norme existante, l’organisation des services ou le manque d’informations.


Les 17 obstacles priorisés


Et maintenant ? Place aux solutions

L’étape suivante consiste à passer du diagnostic aux solutions. Pour chaque obstacle, les juristes et techniciens de LIM-EX ont rédigé une fiche qui en analyse les causes et les normes impliquées, et préparent au moins deux scénarios de résolution. Ces scénarios seront discutés lors d’ateliers thématiques réunissant praticiens, administrations et experts des deux côtés de la frontière. Trois journées sont programmées à Mons, à Lille et à Bruges.

Cette liste n’est pas figée. Les obstacles non retenus cette année restent dans le stock du projet, aux côtés de ceux issus de la littérature et du rapport du groupe de travail parlementaire franco-belge de 2007. Un nouvel exercice de priorisation est prévu au printemps 2027.

Si vous avez contribué à la consultation et accepté d’être recontacté, il est possible que nous revenions vers vous : votre expérience est précisément ce dont les ateliers ont besoin. Merci encore à toutes celles et à tous ceux qui ont pris le temps de nous écrire.




Contributions : 134 (88 « individus », 46 « structures »), issues de deux questionnaires en ligne. Qualification : 68 obstacles retenus après vérification de leur caractère systémique et de leur origine juridique ou administrative. Matrice : douze indicateurs répartis en trois dimensions (contexte, impact, résolution) ; le score global, sur 10, est la moyenne des trois dimensions. Un second score, calculé sans la dimension « impact », a également servi à l’analyse. Notation : trois groupes de travail thématiques, entre mi-mai et début juin 2026. Arbitrage : comité de pilotage du 29 juin 2026, combinant un classement par score global et une représentation de chaque thématique. Thématiques : les intitulés de la consultation ont été abrégés dans les graphiques ; les deux obstacles relatifs aux marchés publics relevaient de la catégorie « Autres ». Le programme des ateliers est susceptible d’évoluer.